Ooty

Pour atteindre Ooty, il nous a fallu prendre trois trains différents dont une superbe locomotive à vapeur. Nous avons fait un bond de plus d’un siècle: La belle avancée que voilà : plus de cinq heures pour faire cinquante kilomètres mais c’est l’occasion d’apprécier le paysage. En fait le vitesse du train se justifie surtout par le fait que nous grimpions à l’assaut d’une montagne pour atteindre Ooty à 2200, d’altitude, sinon en plaine cette locomotive n’a rien a envier aux nouvelles machines électriques. En gage de sécurité, comme pour le train du Mont Blanc, un rail crénelé permet à une roue dentée de hisser le train. Les paysages se composaient de plantations de thé et de forêt vierge.

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Au cours du premier jour nous avons visité à pied Ooty. Cela a été l’occasion de découvrir une belle église, puis un jardin entièrement composé de fleurs artificielles cousues à la main, le rendu était assez convainquant. Il aura fallu douze ans et l’investissement de cinquante personnes pour le construire.

Le lendemain nous avons été à Doddabetta, c’est le point culminant de la région à 2400m, il faisait froid à cette endroit, entre 10 et 15°, un vrai record pour l’Inde; c’était également un lieu très brumeux mais heureusement des panneaux étaient là pour nous informer de la vue que nous manquions. Puis le taxi nous a conduit dans une usine de thé, l’une des phases de son élaboration nécessite de chauffer les feuilles occasionnant d’agréables effluves. Nous avons aussi pu acheter du thé confectionné par l’usine. L’usine faisait aussi fabrique de chocolat, en effet c’est l’une des rares régions d’Inde où le chocolat ne fond pas à la température ambiante.

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Puis nous avons été en safari dans le parc naturel de la région qui est en fait le même parc que celui de Bandipur mais cette fois de l’autre côté. Nous n’avons pas vu l’ombre d’un tigre malheureusement, mais ça aura malgré tout été l’occasion d’une belle ballage en jeep. Puis de retour en taxi, le conducteur ayant appris que nous n’avions pas vu d’animaux il a lentement parcouru le chemin du retour afin d’essayer de trouver du regard des animaux sur le versant opposé de la montagne et franchement le conducteur arrivait à percer la montagne de façon impressionnante, il a trouvé des jeunes éléphants et des bisons de la taille d’une tête d’épingle.

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Fort Kochi (Cochin)

Après notre excursion en bateaux-maisons nous avons pris le train jusqu’à Ernakulam, nous avons alors été prendre une chambre à l’hôtel. Peu après nous nous sommes dirigés vers Fort Kochi, une île à quelques encablures. Pour cela nous avons pris un bateau navette pour quatre roupies chacun, soit 0.2 centime d’euro, sans commentaire.
Cela nous a permis de constater la dimension industrielle du port de Kochi. L’une des iles : Willingdon est entièrement convertie à l’industrie. Autour d’elle nous avons pu voir d’énormes méthaniers ou pétroliers amarrés, en effet de nombreux tuyaux parcouraient leur surface et se prolongeaient jusqu’aux quais. On peut voir l’un d’eux sur la photo de gauche.
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Nous avons débarqué et nous nous sommes dirigés vers les filets de pêche chinois, très impressionnant. Ils basculent à 90° sur un axe pour plonger dans l’eau.
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Puis nous avons été surpris par la pluie, une vraie soupe, pendant toute l’après-midi, on n’a pas regretté nos impers. Nous avons poursuivi la visite avec le musée de la marine, pas très intéressant.
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Le lendemain matin nous sommes revenu pour faire une autre partie de l’île, la ville de Mattanchery, nous y avons visité le palais hollandais qui comportait de belles fresques du Ramayana, l’un des écrits fondamentaux de la religion l’hindouiste, les photos étaient interdites, il n’y aura donc pas d’illustration.

Alleppey

Nous voilà de bons matins, il est 2h30, à Alleppey, dans le Kerala. Alleppey est connu pour ses backwaters, son tissu de rivières qui maillent le pays. Sur ces canaux naviguent des bateaux-maisons. Nous avons été sur l’un d’eux pour 24h, ça aura été l’occasion d’une magnifique promenade. Sur la deuxième photo ci-dessous on peut voir le paysage, composé en grande partie de champs de rizières à perte de vue. Les limites des champs sont faite de sortes de gué, parfois étroits, il n’y a que la place de marcher en file indienne. D’autres fois ils sont assez larges pour accueillir des habitations, l’occasion de voir comment vivent les autochtones.

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Ces bateaux sont d’anciens bateaux de riz réaménagés pour les touristes pour des croisières d’une journée. Ils sont très confortables. Les photos suivantes montrent leur structure bien particulière. La partie imperméable est faite de bambous tressés.

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Nous avons passé un très bon moment, très reposant.

Kanyakumari

C’est la pointe sud de l’Inde, the terminus, c’est un lieu très symbolique pour les indiens, la rencontre des trois océans, en fait les deux océans et une mer : océan indien, océan du golfe du Bengale et la mer d’Oman. C’est très poétique mais encore faut-il être poétique. Et nous l’avons cherché! Sur la côte il y a une sorte de tour permettant d’avoir un super point de vue sur la mer, à 17h30 nous y sommes partis pour voir le couché du soleil, qui malheureusement à cette époque de l’année se couche dans les terres, vraiment dommage.
Près de là se situe une statue d’une trentaine de mètres de haut dans l’océan, comme le montre la photo suivante. Le gardien d’un des temples de la côte nous a appris que la vague du tsunami de 2004 avait presque atteint la tête de cette statue, je préfère ne pas y penser.
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Suite à cela nous avons pris le bateau pour atteindre l’île près de la statue susmentionnée.
Il y avait le mémorial de Vivekananda sur cette île, tout en marbre noir, c’est un philosophe du 19e qui fit connaitre l’hindouisme au monde occidentale.
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Les deux photos représentent le bouiboui dans lequel nous avons mangé et comme il y en a tant en Inde, sommaire mais qui remplit parfaitement sa fonction.

A Kanyakumari nous avons dormi une nuit puis nous sommes partis pour Nagercoil. A Nagercoil, une chose dont il faut parler c’est le palais de Padmanabhapuram, quand on arrive à le prononcer on se sent plus indien, sisi.

Un très beau palais tout en bois, il m’a beaucoup plu. Il posséde une salle, autrefois cantine qui servait alors à nourrir plus de 2000 personnes. Dans tout le palais où que porte le regard tout est sculpté avec minuties.
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Les poignard que l’on peut voir sur la dernière photo m’ont sautés aux yeux. Ca m’a tout de suite fait pensé au poignard dans les cigares du pharaon, des aventures de Tintin, alors qu’il est en Inde.

Puis comme à notre habitude nous avons été à la gare prendre le train de nuit, cette fois en direction d’Alleppey.

Madurai

Nous sommes arrivés à Madurai vers 19h alors qu’il faisait déjà nuit. Dès notre arrivée, nous avons filé dans notre premier hôtel, enfin! Jeremy ne pouvant fermer l’oeil dans les transports en commun, cette nuit aura été une vraie delivrance, pour ma part le sommeil était venu facilement, je suis donc allé me baladé un peu. Dans la rue même de l’hôtel, on m’a accosté par deux fois, pour d’abord me demander si je voulais un rickshaw, puis pour savoir si j’avais où dormir et enfin…pour savoir si je voulais de la marijuana… qu’il fait bon de retrouver la vie urbaine.

Le lendemain matin nous avons été à la découverte de la ville et pour cela nous avons commencé par le musée de Gandhi et plus généralement sur la colonisation de l’Inde par les anglais et le processus d’indépendance. J’ai pu y découvrir que le sultan Tippu, le propriétaire du magnifique temple de Mysore, avait mené des guerres pour tenter de se libérer du joug anglais autour de 1800. Ces mouvements de rébellion face à cette autorité remonte même aux années 1700 avec des confrontations entre l’armée britannique et celle du Bengale, au nord de l’Inde.
Le rôle de Gandhi aussi, ses méthodes : prôner la non-violence, promouvoir la désobéissance civile et enfin la marche du sel, symbole de la révolte des indiens face à l’administration anglaise, qui décrétait de façon arbitraire que les indiens n’avaient pas le droit d’en récolter et devait même payer un impôt sur celui qu’ils achetaient.

A coté de ce musée, il y avait un musée du gouvernement, nous en avons retrouvé dans les autres grandes villes, il avait l’air du même style que celui de Bangalore. Nous nous n’y sommes pas attardé. Par contre il faut noter cet attrait singulier pour les dinosaures, qui ressemble plus à une attraction qu’à quelque chose de très sérieux, mélangé avec des vestiges archéologiques.
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Puis nous avons été au palais de Tirumalai Nayak. Cet endroit avait dû autrefois être magnifique, mais aujourd’hui il est surtout notable pour être la demeure de communs volatiles: les pigeons, ils sont partout et dénaturent vraiment l’endroit. Outre cela, si l’on tient compte du fait que les restes de ce palais ne représentent qu’un cinquième de la totalité du palais d’autrefois, que les colonnes faisaient une douzaine de mètres de haut et que l’on fait preuve d’un peu d’imagination, on peut sentir la richesse et la puissance d’antant. Vraiment, tout est là pour que l’on se sente intimidé par l’opulence de la bâtisse.
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Sur le chemin nous sommes passés au dessus d’un pont, on peut voir que le débit du fleuve est très faible à ce moment mais l’étendue du lit donne une idée de l’ampleur de la mousson pour arriver à le remplir.
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Puis nous avons été au temple de tous les temples qui porte le nom de Sri Meenakshi. Ce temple est grandiose, franchement les mots m’en manquent.
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Il est possible de voir le réservoir du temple avec derrière l’une des portes du temple. Ces portes-tours à elles seules valent le détour, ce dôme bien particulier à l’Inde s’appelle un gopuram. Elles sont ornés de milliers de statues multicolores, un vrai festival de couleurs, avec des statues dans toutes les positions, et il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre.
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Les deux premières photos ci-dessus illustrent la salle des mille colonnes. Sur chaque colonne on peut retrouver les fameuses divinités et leurs réincarnations.
Et pourquoi ce drap autour de ma taille, vous vous demandez, ce jour là j’étais en bermuda, et dans ce temple on ne plaisante pas avec la pudeur. Bref j’ai dû loué ce vêtement pour la visite, c’est un dhoti, très léger, de très nombreux indiens le portent et il a l’avantage de pouvoir facilement se remonter formant ainsi un short. Evidemment pendant la visite il m’a échappé, j’ai eu droit à un coup d’œil inquisiteur de la part d’un couple indien.
En fait la majorité du temple est exclu aux non-hindous, ce que l’on voit donc sur la dernière photo ci-dessous c’est le ‘couloir’ qui entoure la partie sacré, mais le temple est si grand que cela n’enlève rien au plaisir de la visite.

Puis nous sommes reparti pour prendre le train de 23h15 à destination de l’extrême sud de l’Inde.

Rameswaram

Au matin nous nous sommes réveillés dans le train qui filait doucement au-dessus de l’eau alors qui faisait encore nuit. C’était une curieuse sensation que de se sentir entouré d’eau, ce que l’on devinait seulement par le ressac qui se faisait entendre mais caché à nos yeux par la nuit. On aurait presque pu croire que l’on volait au-dessus de la mer. La température s’était aussi très radoucie.

Finalement le train s’est arrêté sur l’île. Puis nous avons été en direction de la ville qui se situait à un kilomètre environ. Nous sommes passés devant le grand temple où une file de gens d’une cinquantaine de mètre attendait d’y entrer. Sans doute pour s’y purifier avant d’entamer la journée. Nous avons continué jusqu’à la mer. A cet endroit une petite foule s’y baignait. (Je rappelle qu’à ce moment il était 5h30 du matin.) J’ai décidé de faire de même. Jeremy m’attendait assis un peu plus loin. L’eau était presque tiède. C’était très agréable de pouvoir enfin se laver pour la première fois en 48h. Je suis resté dans l’eau, le temps que le soleil se lève. C’était somptueux.

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Les femmes se baignaient avec leurs vêtements, les hommes avec le bas seulement, et ici pas besoin de maillot. Il fait assez chaud pour attendre que les vêtements sèchent d’eux-mêmes.
Alors que le soleil se levait, les vaches dormant sur la plage sont partis vers les terres, à l’abri de la chaleur. Nous sommes aussi rentrés en ville, à contre courant de nombreux indiens qui allaient surement prendre leur bain quotidien. Ensuite je suis allé visiter le fameux temple de Ramanatha Swami, où la file de gens dont j’ai parlé précédemment s’est résorbée. Entouré des indiens j’ai été prendre mon deuxième bain de la journée. En fait dans ce temple il faut suivre un tracé bien particulier qui fait passer par 22 puits. Au niveau des puits des indiens font plonger des seaux auquels sont accrochés des cordes, puis les font remonter en quelques mouvements pour ensuite les déverser sur la tête des fervents indiens. Certains d’entre eux essaient même de garder de l’eau sacré dans de petites gourdes que l’on pouvaient acheter à la sauvette. Le temple était très grand et très coloré, avec des plafonds ornés de rosaces.

Puis je suis ressorti et nous sommes partis pour la pointe de l’ile en rickshaw. Une fois au bout de la route, il a fallu attendre que des indiens arrivent pour remplir la navette tout terrain qui va jusqu’au limite de l’île. En attendant j’ai été me baigner dans la mer, l’eau était délicieuse. Mais mon bain a dû être écourté par l’arrivée d’un policier qui m’a fait sortir, la baignade serait dangereuse parait-il. Finalement d’autres touristes sont arrivés et nous avons pris la navette. En chemin nous avons discuté avec des indiens qui faisaient du commerce du vin et en vendaient même en France, j’ai aussi vendu quelques euros.

Au bout de l’île nous avons trouvé une petite hutte où nous avons pu voir une pierre, vestige du pont qui existait entre Rameswaram et le Sri Lanka, pont construit par Hanuman et son armé de singes et d’écureuils pour permettre à Rama de traverser l’océan. En chemin vers le bout de l’ile on pouvait voir de vieilles carcasses de bateaux échouées sur le sable, fantômes des générations passées.

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Pondichéry

Comme prévu nous sommes partis le 27 Juillet 2013 au soir pour attraper le train de 23h où nous avons passé notre première nuit. Les trains possèdent plusieurs classes de couchettes, nous nous étions dans la classe bas de gamme, pas chère, confort minimum mais suffisant. Chaque wagon est divisé en neuf compartiments, avec trois niveaux de couchettes, en plus trois ventilateurs accrochés au plafond rafraichissent les passagers et question propreté, pour être franc les couchettes sont très crasseuses. J’ai eu la mauvaise idée de passer ma main pour faire un semblant de nettoyage, elle en est ressortie noire. Enfin pour ce qui est des couvertures, inutile, la chaleur se chargeant déjà bien d’envelopper les passagers.
La notion de sécurité est très relative ici. En effet les portes du wagon restent ouvertes à tout vent, c’est assez impressionnant de pouvoir passer la tête au dehors alors que le train roule à 80 à l’heure environ.

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Nous sommes arrivés au matin vers 7h à Pondichéry, un ancien comptoir français. Pour commencer notre visite nous nous sommes dirigés vers le front de mer. C’est la plus joli partie de la ville.

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Toute la route est pavée de blanc, des palmiers achèvent le tableau de la ville paradisiaque, petite ombre, Pondichéry ne possède pas de plage, de gros rochers font obstacles aux assauts incessants de l’océan. La journée avançant nous avons été surpris par la chaleur. En effet il devait faire plus de 30°, on peut alors se rendre conmpte combien le climat de Bangalore est doux, les températures n’y excèdent pas 25°. En se promenant dans la ville, on se rend compte que si réellement la ville a été francisé autrefois, ce temps est maintenant révolu. Cette ville est belle et bien indienne avec ses rues poussiéreuses, la cacophonie du traffic routier. En se promenant, et alors que nous cherchions sur le plan notre chemin nous avons été abordé par un indien qui aurait l’âge de nos grand-parents et qui a demandé en français si il pouvait nous aider. Nous avons été vraiment surpris. Finalement il semble que ce soit dans la mémoire des anciens que perdurent les vestiges de la France, mais pour combien de temps…

Nous avons fait une pause dans le parc de la ville, très joli.

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Nous sommes entrés dans un marché à poisson. L’odeur était très très forte et épaisse, c’est incroyable. Mais il n’y avait pas tant de mouche que ça. Les vendeuses (uniquement des femmes) pointaient du doigt leurs poissons lors de notre passage. Peut-être une autre fois…
Nous avons croisé une jolie église.

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Puis nous avons pris le bus pour aller à Villupuram d’où nous prendrions le train pour atteindre Rameswaram. Dans le bus nous nous sommes mis juste derrière le conducteur pour qu’il nous prévienne quand on approcherait de la gare. La bonne idée, que voilà. Pendant une heure nous avons été au première loge pour admirer la musicalité du klaxon diphonique du bus et en Inde l’usage de l’avertisseur semble être gage de bonne conduite, en effet le chauffeur n’a pas cessé d’en user.

Vue générale, les étapes

Voici la façon dont se déroulera le voyage :

-27 Juillet, départ de Bangalore en train de nuit

La région du Tamil Nadu

-28 Juillet, arrivée le matin à Pondichéry
le soir nous prenons de nouveau le train de nuit
-29 Juillet, arrivée le matin à Rameswaram, l’après midi vers 16h nous partons en bus et arrivons 4h plus tard à Madurai, nuit sur place
-30 Juillet, nous visitons Madurai et partons le soir même en train
-31Juillet, nous nous réveillons à Kanyakumari, l’extrême sud de l’Inde, nous restons une nuit sur place et repartons le second soir en train

La région du Kerala

-2 Août arrivée à Alleppey pour se reposer dans un bateau maison sur les backwaters
-3 Aout, réveil dans le bateau maison, puis partons dans la soiree pour Kochin où nous passons la nuit
-4 Août, nous visitons Fort Kochin. Et partons le soir en train.

(Retour au Tamil Nadu)
-5 Août, arrivée à Ooty où nous séjournons deux nuits.

-8 Août, arrivée à Bangalore

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Hampi

Hampi est une ville se situant à 350 km environ au nord de Bangalore. Elle possède un très riche témoignage de la religion hindoue. Plus de 80 temples et sanctuaires se répartissent à ses alentours, cet ensemble de temple a été construit entre 1300 et 1500 après JC, à l’initiative des sultans de ce temps dans le but de promouvoir la religion hindouiste et ainsi de freiner l’engouement pour la religion musulmane. En effet, à ce moment les musulmans exerçaient de fortes pression pour convertir à leur cause un grand nombre d’indiens. Face à cela les sultans ont réagi et décidé d’investir dans la construction de riches et imposants temples afin de montrer sous son meilleur jour la religion hindouiste. Ainsi, sur deux siècles de générations, chaque sultan a construit une vingtaine de temples.

Après un voyage de sept heures, aux alentours de 13h nous pouvions enfin fouler le sol sacré d’Hampi. Nous avons débuté la visite par le temple de Krishna. Ce temple était ceint d’un mur de fortification.
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Face au temple une enfilade de colonnes s’alignaient sur une trentaine de mètres comme il est possible de le voir sur la photo ci-dessus au milieu. A ce moment là un troupeau de chèvres a croisé nos pas. L’abri ainsi formé servaient dans le temps de marché pour protéger les denrées et les animaux vendus. Un réservoir d’eau se situait au bout de l’ancien marché; il servait certainement de réserve d’eau pour abreuver les animaux vendus car à plusieurs reprises quand un marché était construit un réservoir se situait à proximité, photo à droite.

Ce lieu comporte tant de temples que dès lors que nous nous dirigions vers un temple que l’on voyait au loin que trois autres surgissaient sur le chemin. Notre promenade parmi les temples nous a fait décourvrir de splendides paysages rocheux. Des collines rocailleuses se dressaient autour de nous, une telle profusion de matières premières a dû certainement être la principale motivation pour construire à cet endroit de si nombreux temples. La raison religieuse est tout autre; c’est à cet endroit que le Dieu vishnou se serait réincarné et pris une forme mi homme mi singe. Ceci entraine qu’aujourd’hui les singes y sont nourris. Sur notre parcours nous nous sommes arrêtés pour admirer une statue d’une incarnation de Vishnou sous forme mi homme mi animal.

Puis nous avons grimpé en haut d’une petite colline sur laquelle nous avons découvert une dizaine de petits temples. En la redescendant nous avons pu apprécier la vue qui s’offrait à nous; en contrebas nous pouvions déjà admirer de loin le temple de Virupaksha.
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Nous sommes ensuite entrés dans le temple, lui aussi entouré d’un mur de fortification, en passant au travers d’une colossale porte. Elle était surmontée d’un toit à forme pyramidale avec neuf étages. A l’intérieur de ce temple un éléphant bénissait les visiteurs. Pour cela quand l’éléphant tendait sa trompe vers le visiteur il fallait lui donner un billet, qu’il donnait à son maitre, assis derrière lui. Enfin en gage de bénédiction il posait sa trompe sur la tête du visiteur pendant quelques secondes. Les effets sont saisissants, lorsque l’éléphant retire sa trompe on se sent réellement libéré d’un poids.
Une fois sortis, nous avons poursuivi en gravissant une autre colline, en contrebas de cette colline; de l’autre côté nous avons traversé de nouveaux temples, ceux ci était en excellent état; par terre l’herbe verte et l’absence de touriste contribuaient à donner une impression de havre de paix, à mon sens cet endroit aura été l’un des meilleurs du site d’Hampi.
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Puis nous sommes revenus sur nos pas pour rejoindre le taxi. Nous avons alors decide de partir pour Badami puis nous reviendrions le lendemain pour finir la visite d’Hampi.
La route menant à Badami a été très difficile. Au début nous avons suivi un chemin de terre et à cause de la pluie des derniers jours la route s’était transformée en terrain boueux. La fin de la route aura aussi été laborieux. Le temps de trajet était logarithmique, plus on se rapprochait de Badami plus nous ralentissions. Finalement nous avons mis 4h pour faire 150 km. Nous avons alors trouvé un hotel pour passer la nuit, un hôtel du gouvernement, très bien tenu et où nous avons bien mangé.

Au matin nous sommes partis en direction des grottes de Badami. Sur le flanc de la montagne des temples ont été creusé. Les temples étaient dédiés aux dieux Vishnou et Shivah. Le travail a vraiment dû être difficle, au vu des moyens de l’époque et le rendu est incroyable.
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Nous sommes ensuite revenus à Hampi. Nous avons commencé par le temple de Vitthala. Dans celui-ci nous avons trouvé l’icone d’Hampi : une charrette entièrement sculptée dans la pierre. Autrefois les pèlerins les tournaient pour leur porter chance. L’un des temples construit dans l’enceinte avait été spécialement conçu par un sultan pour que ses deux femmes y dancent pour lui, ce spectacle lui plaisait beaucoup. Pour que le spectacle se produise en musique, sur les piliers avaient été sculpté de petites colonnes. Celles-ci avaient la particularité de pouvoir émettre un certain son lorsque l’on tapait dessus, ainsi les ingénieux constructeurs les avaient faites de différentes tailles et diamètres pour pouvoir avoir une très large palette de son possible. Grace à cet effet le spectacle des danseuses était accompagné de musique.
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Lors de notre visite le guide du temple nous a appris qu’alors qu’autrefois les restaurants et hôtel n’existaient pas, c’était dans les temples que les voyageurs faisaient étape. La nourriture y était distribuée gratuitement, cette distribution avait lieu sous le portique faisant tout le tour du temple. Cet agencement se retrouve dans les temples déjà visites précédemment, à Somnathpur par exemple.

Puis nous avons été dans la partie royale de Hampi, la partie la plus impressionnante sont les étables des éléphants, évidemment leurs proportions sont en accointance avec leurs résidents. Quand on pense que cet ensemble ne sert qu’à onze éléphants des 800 que possédait le sultan, que chaque éléphant consomme 100 kg de nourriture par jour, vraiment ces sultans n’auront de cesse de nous étonner par leur pouvoir. Et nous n’aurons pas été les seuls à être étonné de cela. En 1565 les musulmans attirés par tant de richesse attaquent le roi hindoue et l’emportent. C’est alors qu’ils mettent à sac et brulent les temples, et ayant appris que les statues une fois abimées sont délaissées par les indiens, ils n’ont pas perdu leur temps, ils se sont souvent contentés de quelques entailles dans la pierre. Ils faisaient ainsi d’une pierre deux coups (c’est à propos non?) d’une part ils réduisaient à néant les espoirs de deux siècles pour promouvoir la religion hindouiste et d’autre part ils se rendaient maitre de bien des richesses. Ensuite nous avons traversé des champs de ruine, les temples n’étant plus visibles que par leurs fondations.

La réserve naturelle de Bandipur

Nous sommes arrivés sur place vers 12h alors que la ballade commençait vers 15h30, il a fallu alors s’occuper.

Nous avons commencé par acheter quelques biscuits dans un petit magasin. Puis nous sommes allés nous asseoir sur un banc où nous avons commencé à manger. Dès lors nous n’avons plus été seul. Nous avons littéralement été submergé par 5 singes de pas moins de 20 cm de haut. Objectif : prendre en otage les biscuits. Pour éviter toutes tentatives de chapardage j’essayais de tenir le paquet en l’air mais pour les attraper ils prenaient une impulsion sur mon torse pour se propulser vers le paquet que je tenais à bout de bras.
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J’ai tenu un moment puis je les ai effrayé en leur lançant des pierres, bien sûr je visais à côté. Enfin alors que je regardais à côté, une seconde d’inattention et paf. En un éclair un singe m’a attrapé le paquet, j’ai juré puis j’ai couru vers le singe en espérant qu’il renverserait le paquet en courant. Dommage, il a réussi à grimper à l’arbre le plus proche, finis les biscuits.

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Peu après un éléphant est passé par là. On l’a vu arrivé de loin. Heureusement il avait des chaines qui l’aurait empêché de ‘courir’. Un autre bout de la chaine pendait par terre donnant à penser qu’il s’était échappé. En fait il suivait un chemin par terre qui devait être celui qu’il parcourait lorsque les promenades sur son dos sont organisées. Les premières impressions qui me venait quand je l’ai vu c’est vraiment la puissance et la lenteur.

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Finalement nous sommes montés à bord de la jeep, pour faire transformer le lait en beurre, je préconise, soit dit en passant… Pendant 1h30 nous avons fait le tour de la réserve. Nous avons rencontré d’importants troupeaux de cervidés, avec un cerf pour une vingtaine de biche, bel équilibre.
Notre chemin a aussi croisé celui d’une biche indienne, facile à reconnaitre avec la peau plus mat. Il faut noter la forte indépendance de ce type de biche, comme on peut le voir elle était seule, à voir si il en est de même pour les homo sapiens…
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Nous avons aussi entrevu des bisons, des pics-verts. Le meilleur moment aura été pendant le bain d’une famille d’éléphants, pris au ralenti, il ne faudrait pas risquer une tachycardie non plus.
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Nous avons manqué les tigres mais il faut beaucoup de chance pour les entrevoir, parait-il.